En quittant, en fuyant, en se déplaçant, les films de voyage mettent le quotidien, voire la norme, en crise : ils ouvrent un nouvel horizon qui permet d’aller à la rencontre d’un territoire et de ses habitant·es. Les films de voyage sont des films de rencontres. De Sans toit ni loi (Agnès Varda) à Route One/USA (Robert Kramer), en voiture, à pied ou à vélo, se déplacer, c’est questionner un espace, interroger les autres, se mettre en jeu soi, parfois jusqu’au retour du refoulé. La géographie du film de voyage est aussi intérieure. Qu’est-ce qui motive les cinéastes vagabond·es à se déplacer ?
Comment les films de voyage témoignent-ils d’un certain état de soi et du monde ? Que veut dire en pratique tourner en voyage ?
