Et si l’on se laissait guider par la seule lumière d’un projecteur ?

Pour cette séance exceptionnelle, le cinéaste passionné (et passionnant) Antonin Peretjatko ouvre les portes de son fonds personnel pour partager, en 16 mm, les films qui l’habitent, l’inspirent ou simplement le bouleversent.

Rien n’est annoncé à l’avance : pas de titres, pas de programme, seulement la promesse d’un voyage argentique où chaque bobine révélée devient un événement en soi. Entre raretés oubliées, éclats d’expérimentation, curiosités poétiques ou éclairs d’humour, cette projection se construit au fil de la pellicule, comme une conversation intime entre l’artiste et le public. Une invitation à renouer avec la surprise pure, celle qui fait battre le coeur des cinéphiles lorsque la salle s’assombrit et que le film, enfin, s’invente sous nos yeux.

© Lucie Borleteau

Mystère argentique & pellicule surprise

“Filmer en argentique c’est toujours une surprise. Le 16 mm a cette magie de pouvoir filmer presque tout : même quand c’est moche, c’est beau. Le développement des images est toujours une sorte de naissance.

La magie de l’argentique c’est de pouvoir regarder l’image en la tendant vers le ciel, comme un cristal. L’image d’une pellicule projetée n’est pas reconstituée, elle est simplement agrandie.

Pour la séance que nous avons choisi d’appeler “Mystère argentique”, j’ai choisi quelques raretés, copies aux couleurs oubliées, documents d’époques, improbables images qui nous permettent d’entrevoir des trésors que le 16 mm conserve.

Les films ont survécu à de multiples projections, à des problèmes de conservation, chaque copie a son histoire : celle-ci amputée de son générique pour des raisons de censure, celle-là trouvée dans une poubelle… La phrase en exergue de Week-end de Jean-Luc Godard est plus vraie que jamais : “un film trouvé à la ferraille”.

J’ai toujours aimé les courts métrages (moins de 120 mètres, c’est un petit métrage, soit 11 minutes environ), le 16mm permet de replonger dans des films d’avant-programmes rares et oubliés, de films de débutants qui sont devenus des maîtres. La découverte d’images insoupçonnées donne une véritable addiction à ce format.

Avec tous ces trésors peu ou pas visibles sur le net ni en DVD… le 16 mm n’a pas encore dévoilé tous ses mystères.”

Antonin PERETJATKO

Infos

La Jetée – salle de projection
6 place Michel-de-L’Hospital
63000 Clermont-Ferrand

Vendredi 6 février à 20h (séance unique)